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Alex Brouillard, Consultant en recrutement agroalimentaire, ManageriA : « On sait de quoi on parle et cela fait toute la différence ! »

Aurélie Dejean 13 mars 2018
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Diplômé en Ressources Humaines, Alex Brouillard a rejoint Manageria en 2015. Originaire de Rennes, il a retrouvé début 2018 sa ville natale où ManageriA vient d’ouvrir de nouveaux bureaux. Il nous parle de la déontologie et de l’éthique de son métier de recruteur spécialisé dans le secteur agroalimentaire…

 

 

«… l’agroalimentaire est un secteur dont je me sens proche… » 

 

CT :  Que vouliez-vous faire quand vous étiez petit ?

AB : Enfant, je voulais être journaliste sportif. Après le bac, j’ai cherché à m’orienter dans cette voie, et découvert que c’était quand même très difficile d’y parvenir quand on n’est pas issu du monde du sport !

 

CT : Quel a été votre parcours ?

AB : Je me suis orienté vers des études de Ressources Humaines. Il y a dans ce secteur – comme dans le journalisme – beaucoup d’analyse et de rédactionnel et c’est cela qui m’a plu !

En 2011, j’ai été diplômé d’un Master RH et j’ai fait un stage généraliste dans les ressources humaines. Et puis je suis venu à Paris pour une opportunité d’emploi dans le cabinet Robert Walters. Je me suis construit d’abord autour du recrutement sur les postes assez généralistes. En 2014, j’ai eu l’opportunité d’appréhender des recrutements plus techniques sur site dans le domaine de l’aéronautique. J’ai découvert le monde de l’ingénieur, les fonctions techniques et cela m’a passionné !

 

CT : Pourquoi et comment avez-vous évolué vers l’agroalimentaire ?

AB : Pour commencer, l’agroalimentaire est un secteur dont je me sens proche. Je suis Breton et c’est un secteur important dans ma région. Qui plus est, beaucoup de personnes de ma famille travaillent dans l’agroalimentaire.

J’ai donc capitalisé sur mes compétences en recrutement de postes industriels pour évoluer vers le secteur agroalimentaire. En novembre 2015, j’ai rejoint Manageria, le leader français en matière de recrutement agroalimentaire.

 

 

«… les qualités indispensables d’un recruteur sont la simplicité, la transparence et enfin l’humilité …»

 

CT : Quelles sont les qualités que doit avoir un bon recruteur dans le Food ?

AB : L’agroalimentaire est un environnement très exigeant. Beaucoup de contraintes règlementaires et de délais ! Cela nécessite un certain pragmatisme. Donc je dirais que les qualités indispensables d’un recruteur sont la simplicité, la transparence et enfin l’humilité, notamment quand on n’a pas soi-même de formation technique.

Il faut toujours garder en tête le fait qu’on doive apporter des solutions à nos clients et éviter de leur faire perdre du temps.

 

CT : Et pour travailler dans le Food, quelles sont les qualités indispensables ?

AB : La première des qualités pour travailler dans le Food, c’est de s’intéresser aux produits, aux marchés, aux tendances et aux évolutions sociétales. C’est très souvent le cas d’ailleurs ! La plupart des candidats et professionnels sont de vrais passionnés. Ils aiment manger, cuisiner, découvrir… Ils ne sont donc pas dans l’ « agro » par hasard.

Ensuite, je dirais que les qualités indispensables sont la franchise, l’honnêteté et le pragmatisme. C’est un secteur où il faut rechercher l’efficacité et faire avancer les choses.

 

 

« Un processus de recrutement est l’opportunité d’apprendre des choses sur soi et de progresser. »

 

CT : Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans votre métier ?

AB : C’est d’avoir des retours positifs des candidats. Quand on approche une personne, on lui permet de rebattre les cartes de sa carrière et d’ouvrir un nouveau champ des possibles, quelle que soit l’issue de la sélection. Un processus de recrutement est l’opportunité d’apprendre des choses sur soi et de progresser. Je suis donc très touché quand un candidat me remercie de l’avoir accompagné dans sa transition professionnelle, ou d’avoir évalué ses compétences et sa personnalité.

La satisfaction client est aussi importante, mais elle intervient dans le cadre d’une mission, donc c’est différent.

 

 

« On sait de quoi on parle et cela fait toute la différence ! »

 

CT : Pourquoi, selon-vous, les cabinets de recrutement spécialisés ont-ils encore de beaux jours devant eux ?

AB : Contrairement aux cabinets généralistes ou aux plateformes, on sait de quoi on parle et cela fait toute la différence !

Les candidats savent que nous comprenons leur métier, leur secteur et ils nous accordent leur confiance. Ils trouvent chez nous une qualité de service qu’ils n’ont pas ailleurs. Nous savons les évaluer, les mettre en confiance. Nous leur donnons à chaque fois toutes les informations nécessaires pour leur permettre de réussir leur entretien avec une approche personnelle et très humaine.

Quant aux clients, ils viennent nous voir parce que nous sommes capables de répondre à des demandes que les autres cabinets ne sont pas en mesure de satisfaire, sur des postes pénuriques par exemple. Nos clients savent que nous avons un réseau très large et que nous sommes en mesure de recruter pour eux avec une très bonne vision du marché candidat qu’ils n’ont pas, la plupart du temps.

 

CT : Avez-vous des demandes irréalisables ?

AB : Notre métier, c’est d’apporter une solution à une problématique de ressources humaines. Parfois, on nous demande le mouton à 10 pattes… Ou encore un poste avec par exemple un taux de déplacement de 100% et une localisation indispensable au siège de l’entreprise… Quand la mission n’est pas réalisable en l’état, nous proposons au client de retravailler l’offre avec lui, compte tenu des réalités du marché.

 

 

« Nous faisons toujours tout notre possible, dans le cadre légal qui régit la profession et en conformité avec la Charte Syntec du Recrutement Responsable. »

 

CT : Jusqu’où pouvez-vous aller pour dénicher la perle rare ?

AB : Nous faisons toujours tout notre possible, dans le cadre légal qui régit la profession et en conformité avec la Charte Syntec du Recrutement Responsable dont nous sommes signataires.

Par exemple, au bout de trois ou quatre messages téléphoniques et emails, nous considérons que la personne n’est pas intéressée par notre offre, donc nous n’insistons pas. Egalement, nous appelons à des heures décentes, tout en préservant la confidentialité de notre appel par rapport à l’environnement professionnel de notre candidat.

 

 

« Nous nous interdisons d’approcher les candidats potentiels de nos autres clients »

 

CT : L’agroalimentaire est une grande famille… Vous est-il arrivé qu’un client vous demande de débaucher un profil chez un autre de vos clients ?

AB : Tout à fait ! Cela arrive de temps en temps, notamment pour des postes pénuriques ou techniques.

C’est une situation assez compliquée car nous avons un portefeuille de clients assez large et nous nous interdisons d’approcher les candidats potentiels de nos autres clients. Dans ce cas de figure, nous sommes très transparents. C’est-à-dire que si l’entreprise le souhaite, elle approche elle-même le candidat que nous évaluons ensuite avec d’autres candidats. Il en est de même pour les candidats de nos clients qui postulent sur nos offres : nous transmettons le CV à la société qui recrute et cette dernière nous donne très rapidement son avis sur le profil. Si elle souhaite avancer avec le candidat, nous l’intégrons alors dans le processus de recrutement.

L’important pour nous c’est de ne pas mettre en difficulté le candidat et les entreprises entre elles. Donc c’est une question d’éthique, de confidentialité et de déontologie.

 

CT : Quelle est votre Madeleine de Proust ?

AB : Alors, c’est une Galette Saucisse (sans sauce ajoutée) soit au marché soit avant un bon match de foot! Je vous l’ai dit, je suis Breton !

 

 

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Propos recueillis par Christelle Thouvenin pour ManageriA

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